La Substitution

Il y avait dans une ville un homme nommé Tirga. Il habitait dans une maisonette avec son petit frère Patwoin. Patwoin était un garçon impossible, voleur, bagareur, ivrogne... Tirga le savait. Lui, jeune homme paisible et doux, estimé de tous, il aimait la paix. Il a tout fait pour amener son frère sur la bonne voie mais en vain, jusqu'au jour où, étendu sur son lit en train de lire, il vit Patwoin arrivé à grande vitesse, respirant de toutes ses forces, mouillé des cheveux aux pied de sueur et de sang. Il venait de tuer un homme. Au même moment, il entend devant sa porte le bruit d'une grande foule et quand il jeta un coup d'oeil à la fénètre, il vit qu'elle était armée de pierres, de batons et de couteaux criant: "tuez-le ! tuez-le!..." Tirga, sans chercher à comprendre, demanda à son frère de lui donner son habit ensanglanté.
Quand il l'eu prit, il se le vêtit rapidement et, sans hésiter, il fonça dehord mais, il n'eu pas le temps de franchir le seuil de la porte que, la foule en colère, à la vue de l'habit, se jeta sur lui. N'eut été l'intervention d'un policier qui se trouvait à coté, il aurait succombé sur place. Le policier le conduisit directement aux arrèts et engagea la procédure judiciaire.
Le jour du jugement, La salle était pleine, il n'y avait pas de place d'autres sont donc restés dehors. Patwoin aussi était là. Lui qui n'arrivait plus à dormir. La foule, sans se lasser, avant l''entrée des juges, criait toujours: à mort, à mort...Ce fut un jugement particulier. Il n'y avait pas d'avocat. Le coupable ne disait rien. Il ne pouvait rien dire. Il n'avait rien à dire d'ailleur. Le jugement n'a donc pas prit du temps. Le verdict est prononcé. Le coupable est condamné à mort. Exécution immédiate, mais avant de passer sur la potence, le comdamné, comme il avait droit, demanda à voir son frère. Il n'avait qu'un seul mot à lui dire.
Patwoin, les larmes aux yeux, se dirrigea vers son frère enchainé. Ils s'embrassèrent très fortement et, Tirga, avec un regard doux et plein d'amour, les lèvre grelottant dit: "je l'ai fais pour toi, va et ne fait plus".
"Je l'ai fais pour toi, va et ne fait plus" est aussi la parole d'un homme qui, voyant le chatiment dirigé contre nous à cause de nos fautes s'est porté volontaire pour s'en charger à notre place. Voici un court récit de ce qu'il a fait que j'ai extrait pour vous. Il s'est élevé devant lui comme un rejeton, comme une racine qui sort d'une terre assoiffée; Il n'avait ni apparence ni éclat pour que nous le regardions et son aspect n'avait rien pour attirer. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui devant qui l'on se voile sa face, il était méprisé. Nous ne l'avons pas considéré. Certes ce sont nos souffrances qu'il a porté, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargés; et nous, nous l'avons considéré comme atteind d'une plaie; comme frappé par Dieu et humilié. Mais il était transpercé à cause de nos crimes; écrasé à cause de nos fautes; le chatiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propres voie; et l'Eternel a fait tomber sur lui la faute de nous tous. Il a été maltraité, il s'est humilié et n'a pas ouvert la bouche, semblable à l'agneau qu'on mène à la boucherie, a une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n'a pas ouvert la bouche...(Esaïe 53:2-7) Savez-vous de qui parle ce recit?
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